Si les travailleurs et travailleuses du monde entier ne sont pas bien traités, nous en souffrons tous

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Jeudi 5 Octobre 2017
2015-2019/277

Le samedi 7 octobre marquera le dixième anniversaire de la Journée mondiale pour le travail décent. 

Le monde pour lequel nous nous battons est celui qui procure aux travailleurs et travailleuses des conditions de travail sûres, le respect et un salaire décent, et qui rejette la discrimination et le harcèlement. Ici même et ailleurs dans le monde, bon nombre, dont nous faisons partie, ont droit à de bonnes conditions, mais ils sont encore plus nombreux ceux et celles qui travaillent dans des conditions dangereuses, dégradantes et insoutenables. Tant que, partout dans le monde, les travailleurs et travailleuses ne bénéficieront pas de bonnes conditions de travail, le mouvement syndical ne pourra pas crier victoire.

À l’échelle mondiale, la négociation d’accords commerciaux internationaux sur le dos des travailleurs et travailleuses est sans doute la plus grande menace qui pèse sur le travail décent.  

Ces accords, dont fait partie l’ALÉNA, sont loin de porter uniquement sur le commerce. Les États-Unis, où règnent les lois sur le droit au travail et le pouvoir accablant des multinationales, ont rouvert l’ALÉNA. Le gouvernement Trudeau a nommé des représentants du monde du travail au conseil consultatif de la renégociation de l’ALÉNA, mais de nombreux syndicats estiment qu’il s’agit d’un écran de fumée, que les négociateurs canadiens ne supporteront pas la pression des États-Unis pour assouplir les normes du travail. Le chapitre 11 et le chapitre sur l’énergie de l’ALÉNA doivent être supprimés!     

Des mécanismes comme le chapitre 11 de l’ALÉNA permettent aux grandes entreprises de s’en prendre aux salaires et aux conditions de travail. De tels mécanismes compromettent notre capacité d’établir nos propres lois du travail, nos politiques publiques et notre réglementation. Selon les règles du capitalisme, le nivellement par le bas s’accélère quand les conditions de travail de millions de travailleurs et travailleuses peuvent être altérées d’un seul coup.  

Par ailleurs, les conditions de travail à l’échelle mondiale sont de plus en plus liées aux changements climatiques, à la justice climatique, à l’informalisation du travail, à l’économie des petits boulots, à la sous-traitance à grande échelle, à la situation des droits de la femme, à l’oppression en fonction de la race et à d’autres crises touchant les droits de la personne.          

La lutte pour obtenir un travail décent pour tous s’est complexifiée ces dernières années, et elle est plus que jamais essentielle. Vu l’économie fortement mondialisée, personne ne peut avoir la certitude de conditions de travail garanties tant que les droits de tous les travailleurs et travailleuses ne seront pas protégés.   

Le 7 octobre, informez-vous sur la lutte menée à l’échelle mondiale et discutez avec vos proches et amis de ce que vous pouvez faire dans votre milieu pour soutenir la cause du travail décent pour l’ensemble des travailleurs et travailleuses.

 

Solidarité,

Mike Palecek
Président national