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    Nomination d’un arbitre de différend

    Le 25 février 2010  -  14:50

    Négociations des FFRS de 2009 / Bulletin

    Bulletin de négociations des FFRS no 16

    Dans une lettre récente envoyée à l’employeur, le Comité de négociation propose les noms de trois éventuels arbitres, Serge Brault, Louise Doyon et Ted Weatherill. Ces personnes jouissent d’une bonne réputation dans leur milieu respectif et possèdent les qualités qui, selon le Syndicat, sont recherchées chez un arbitre de différend, soit le sens de la justice, l’honnêteté et le bilinguisme. Elles ont aussi un nombre suffisant de dates disponibles. Le Comité de négociation attend toujours la réponse de l’employeur au sujet des noms proposés. Si les parties ne parviennent pas à s’entendre sur le choix d’un arbitre, on demandera alors au ministre du Travail d’en nommer un.  

     

    De la poudre aux yeux

    Ne ménageant aucun effort pour éloigner les membres de leurs propres revendications, l’employeur a tout récemment (10 février 2010) envoyé une lettre aux membres pour leur faire part de son point de vue sur les négociations. La lettre de l’employeur est loin d’être honnête, et surtout elle omet de présenter avec clarté l’état des négociations.

    Au deuxième paragraphe de sa lettre, l’employeur indique que « les parties ont échangé des propositions portant surtout sur l’amélioration de vos salaires et de vos avantages ». C’est faux. Dans le contexte des « salaires et avantages sociaux », enjeu qui porte principalement sur les avantages financiers, l’employeur a restreint ses propositions à des questions financières. Bien entendu, le Syndicat a présenté des revendications destinées à améliorer les salaires et les avantages sociaux des membres, mais il proposait aussi des modifications à la convention collective qui ne comportaient pas d’avantages pécuniaires. Le Syndicat proposait notamment la mise en place d’un système de mesure des itinéraires, des droits accrus en matière de mutation, des propositions de sécurité d’emploi et des dispositions sur les changements technologiques.

    Au cinquième paragraphe de la lettre, l’employeur poursuit en disant que « malgré les efforts concertés qui ont été déployés pendant le processus de négociation, les parties ne sont pas parvenues à une entente. » C’est faux. Les efforts concertés, on les doit au Comité de négociation du Syndicat qui voulait parvenir à une convention collective négociée, car il s’agit, selon lui, de la meilleure façon d’améliorer une convention collective. Les efforts concertés étaient toutefois absents du côté de la partie patronale. Tout au long de la période de négociations, l’employeur avait pour principal objectif de paralyser les négociations de manière à rendre inévitable le recours à l’arbitrage. L’employeur espère aujourd’hui pouvoir convaincre l’arbitre d’imposer des changements qu’il sait inacceptables aux yeux des membres. Le principal exemple du refus de négocier de l’employeur, constaté dès le début des négociations et qui se poursuit encore aujourd’hui, est son obstination à ne pas vouloir préciser l’impact de ses propositions sur le plafond financier.

    Toujours au cinquième paragraphe, l’employeur ajoute que les propositions qu’il a présentées au sujet d’un régime d’assurance-invalidité de courte durée, la prime de rendement d’équipe et le programme de remboursement des médicaments ont été faites « de manière juste et responsable ». C’est faux. Tout au long des négociations, l’employeur a omis d’expliquer de manière raisonnable pourquoi les membres FFRS devraient se contenter d’avantages inférieurs à ceux dont bénéficient les autres employées et employés syndiqués à Postes Canada.

    Enfin, au tout dernier paragraphe, l’employeur affirme qu’il espère que les parties « pourron[t] encore parvenir à une entente qui satisfait aux employés, au Syndicat et à la Société ». C’est faux. Nous l’avons déjà dit dans des bulletins précédents : l’employeur a refusé de négocier durant les négociations et il continue de refuser de le faire maintenant que nous sommes à l’arbitrage. S’il maintient son refus de négocier, nous devrons nous en remettre à la décision de l’arbitre. Et l’objectif de l’employeur, comme je le mentionnais un peu plus tôt, c’est d’amener l’arbitre à imposer des changements à la convention collective qui n’offriront aucune solution raisonnable aux problèmes que vivent les membres au travail et qui sont inacceptables, tant pour les membres que pour le Syndicat.

    Pour savoir ce qui se passe réellement dans le cadre des négociations et de l’arbitrage, les membres doivent continuer de lire les bulletins du Syndicat et les autres documents connexes affichés sur le site Web du STTP (www.cupw-sttp.org)

     

    Essentielle, la solidarité

    Au cours des réunions régionales des présidentes et présidents qui se tiendront d’ici peu, les membres du Comité de négociation seront sur place pour faire une présentation et répondre aux questions. Dans le cadre de leur présentation, ils insisteront sur la nécessité de la solidarité et de l’unité, non seulement de la part des membres FFRS, mais de l’ensemble des membres du STTP. Plus que jamais la solidarité et l’unité sont importantes, car certaines des propositions de l’employeur soumises dans le cadre des négociations de l’unité des FFRS se retrouveront à la table de négociations des membres de l’unité urbaine. Les luttes que le Syndicat mène en ce moment avec les membres FFRS, et en leur nom, sont des luttes que les membres de l’unité urbaine devront entreprendre d’ici peu.

     

    DÉLÉGUÉES ET DÉLÉGUÉS SYNDICAUX : PROFITEZ DES RÉUNIONS HEBDOMADAIRES EN MILIEU DE TRAVAIL POUR COMMUNIQUER L’INFORMATION AUX MEMBRES.

    Solidarité,

    Donald Lafleur
    4e vice-président national et négociateur en chef

    Ce document est disponible en format PDF (format de document portable).
    Pour le télécharger, cliquez ici.

     

    Bulletin no : 2008-2011/249

     

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