Pionnières elles ont marqué le STTP

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Journée internationale des femmes

Monique Allard


Pionnière du STTP : Monique Allard

Première femme élue dirigeante régionale de l’éducation et de l’organisation au Québec, Monique Allard a participé à la vie syndicale de 1975 jusqu’à sa retraite, en 2008.

Son engagement a été diversifié : déléguée syndicale, 3e vice-présidente, campagne de syndicalisation des FFRS, formations, recrutement syndical, premier comité de la condition féminine du STTP dans la région de Québec et publication de Vision-Elle. Elle a su participer à la déconstruction des préjugés et des stéréotypes dans le milieu de travail et le Syndicat.

Maintenant retraitée des postes, elle se bat toujours pour faire valoir les intérêts des travailleuses et travailleurs.

Deborah Bourque


Pionnière du STTP : Deborah Bourque

En 1983, la consœur Bourque a été la première femme élue à un poste national du STTP, soit celui de permanente syndicale nationale. Puis, de 2002 à 2008, elle a occupé le poste de présidente nationale. Elle était présidente nationale lorsque la campagne de syndicalisation des FFRS a enfin porté fruit et qu’ils sont devenus membres du STTP, en 2004.

Deborah Bourque a tout d’abord été membre de la section locale de Fundy. Après son séjour au bureau national du STTP, elle a accepté un poste au sein du syndicat des employées et employés d’hôpitaux de la Colombie-Britannique. Aujourd’hui retraitée, la consœur Bourque demeure néanmoins toujours aussi militante.

Joyce Firman


Pionnière du STTP : Joyce Firman

Joyce Firman a commencé sa carrière de factrice en 1967, à l’âge de 47 ans. Une des premières femmes à exercer ce métier en Ontario, son embauche aux postes a fait les manchettes, et elle s’est butée à forte résistance. Elle a néanmoins surmonté ces obstacles et a rapidement été élue secrétaire de sa section locale.

Joyce Firman a été active au sein du STTP pendant les dix-huit années suivantes. Elle est décédée en 2015. Ses proches ont entrepris des démarches pour commémorer sa carrière. Durant tout le mois de mars, nous soulignons son travail de pionnière et son militantisme en apposant un timbre factice à son effigie sur le courrier de départ du bureau national.

Caroline Lee


Pionnière du STTP : Caroline Lee

En 1985, Caroline Lee est devenue la première femme élue au Conseil exécutif national du STTP. Durant les nombreuses années qu’elle a passées au bureau national, elle a contribué à la mise sur pied du service d’éducation du Syndicat, elle a conseillé le comité national de négociation, elle a travaillé avec le Comité national des droits de la personne, et elle a été secrétaire-trésorière nationale.

Elle a fait face au racisme et au sexisme alors qu’elle luttait pour l’égalité des femmes dans les lieux de travail à une époque où les femmes, qui occupaient surtout des postes à temps partiel, avaient grandement besoin de son soutien et de celui d’autres consœurs pour élargir la voie pouvant les mener à un emploi à plein temps.

Marion Pollack


Pionnière du STTP : Marion Pollack

La consœur Marion Pollack a été embauchée à Postes Canada en 1974.

Membre de la section locale de Vancouver, elle est devenue déléguée syndicale. Puis, avec d’autres consœurs, elle a créé le premier comité des femmes de Vancouver, établissant ainsi un réseau des femmes syndiquées partout au pays.

Elle a agi à titre de mentor, a apporté son soutien et a encouragé d’autres femmes à participer à la vie syndicale. Elle a milité pour influer sur les prises de position du mouvement syndical et du gouvernement en matière de harcèlement sexuel, de violence contre les femmes et de droits liés à la procréation. Elle affirme qu’elle n’aurait pas pu accomplir ce travail sans l’appui d’un groupe de féministes à l’intérieur et à l’extérieur du syndicat.

« Défendre ses droits est difficile, mais cela en vaut la peine, et il faut le faire. De plus, vous ne le regretterez pas. » – Marion Pollack, février 2020.

Lorraine Tew


Pionnière du STTP : Lorraine Tew

En 1986, Lorraine Tew a été la première femme nommée au Comité de négociation de l’UFC. Présidente de la section locale de Burlington de l’UFC pendant plusieurs mandats, elle a défendu avec force les droits de ses consœurs et confrères dans les lieux de travail.

Par son engagement au sein des comités de femmes, elle a milité pour la participation des femmes à la vie syndicale. Loraine Tew n’a jamais hésité à encourager une nouvelle consœur, ou n’importe qui d’ailleurs. Elle était modeste, bien informée, respectée et forte, des qualités qui continuent d’inspirer les membres à participer à la vie syndicale.

Alice Boudreau


Pionnière du STTP : Alice Boudreau

En juin 1976, Alice Boudreau a déboursé 300 $ pour acheter un contrat de Postes Canada. Elle a ainsi commencé sa carrière aux postes en tant que factrice rurale à contrat. Malheureusement, au fil des ans, tous les aspects de son travail se sont détériorés.

En 1996, elle a eu la chance de participer à l’assemblée de fondation de l’Organisation des courriers des routes rurales (OCRR). Puis, en 1998, elle a été invitée à l’assemblée générale annuelle de l’OCRR à Toronto. Elle y a participé en secret, craignant de perdre son contrat si Postes Canada venait à l’apprendre. Timide, craintive, ne sachant pas quoi faire, elle est entrée dans la salle de réunion et n’a jamais plus regardé en arrière.

Après la réunion, elle a déclaré : « Je me suis rendu compte qu’une réponse collective aux problèmes individuels d’une factrice rurale est la seule réponse qui ait un sens et la seule qui, à mon avis, peut porter fruit. »

Forte de cette prise de conscience et de sa quête de justice, Alice Boudreau a tracé la voie en tant que présidente nationale et porte-parole de l’OCRR, représentante régionale du STTP, et militante sur la Colline du Parlement. En 2002, lorsque les FFRS ont enfin obtenu le droit de se syndiquer, elle est venue travailler au bureau national du STTP et a participé aux négociations de la toute première convention collective des FFRS, en 2003.

Avec l’aide du Syndicat, les 20 années de persévérance d’Alice Boudreau ont permis aux FFRS de se joindre au STTP.

Lynn Bue


Pionnière du STTP :  Lynn Bue

En 1999, Lynn Bue est devenue la première femme élue au poste de 1re vice-présidente nationale du STTP. Elle a aussi siégé au comité de négociation de l’unité urbaine durant plusieurs rondes, y compris à titre de négociatrice en chef.

Factrice et membre de l’UFC dès 1976, Lynn Bue a milité pour les droits des femmes dans un milieu de travail dominé par les hommes. Comme bon nombre de ses consœurs de l’UFC, elle a fait l’objet de harcèlement et de menaces de la part de confrères de travail, et elle n’a jamais reçu le soutien de ses superviseurs.

Bénéficiant de l’appui solide des femmes et des hommes d’Edmonton qui voulaient changer la donne en faveur des femmes, elle a approfondi son engagement syndical. Elle s’est alors rendue compte que le Syndicat était une force majeure pouvant contribuer à ce changement. Elle a joué un rôle marquant dans la mise sur pied du premier comité des femmes de l’UFC et celui du STTP. Elle a aussi siégé au tout premier Comité national des droits de la personne du STTP.

Cindi Foreman


Pionnière du STTP :  Cindi Foreman

En 1981, Cindi Foreman est devenue la première femme à occuper un poste de PO-5 à l’aérogare postale de Toronto. En 1989, elle a obtenu une mutation à Sudbury, où elle est devenue déléguée syndicale. Elle a ensuite été élue vice-présidente de la section locale 612, responsable de l’éducation et de l’organisation. 

En 2002, elle a été élue permanente syndicale nationale, poste qu’elle a occupé jusqu’en 2011. De 2011 à 2015, année où elle a pris sa retraite, elle a occupé le poste de 2e vice-présidente nationale, où elle était responsable des dossiers relatifs à l’éducation, aux droits de la personne, à la cause des femmes et à la garde d’enfants.

Cindi a joué un rôle de mentor pour ses consœurs et les militantes syndicales. Consciente de son privilège, elle a toujours veillé à assurer l’inclusion.

Lucie Monette


Pionnière du STTP : Lucie Monette

Avec ses qualités d’animatrice hors pair, elle a réussi à donner le goût de s’engager à plusieurs d’entre nous. Elle s’est affirmée comme pionnière en faisant partie du premier comité des femmes de Montréal et en réclamant de la formation spécifique pour celles-ci.

Elle a pavé le chemin pour nous permettre d’augmenter notre confiance, de vaincre notre peur de parler en public et d’accéder à des rôles de leadership. En nous faisant nous sentir importantes, peu importe notre place au sein du Syndicat, Lucie est, et sera toujours, une inspiration pour les consœurs de notre région.

Jan Simpson


Pionnière du STTP : Jan Simpson

Grâce à son travail de promotion des femmes, des travailleuses et travailleurs de couleur et des peuples autochtones, la consœur Jan Simpson est une source d’inspiration pour les membres du STTP. Elle a commencé son parcours au sein du Syndicat à Toronto, en tant que travailleuse du groupe 1. Elle a ensuite obtenu une mutation à la section locale de Scarborough, où elle a commencé à défendre les droits de la classe ouvrière.

Élue permanente syndicale nationale en 2011, elle a été élue 1re vice-présidente nationale en 2015. Élue présidente nationale en 2019, elle est alors devenue la première femme noire à diriger un syndicat national au Canada.