Les consoeurs du STTP : des Sœurs par l’esprit

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Lundi 7 Décembre 2009
Volume 11, numéro 2, décembre 2009

Photo de la vigile Soeurs par l’esprit à Ottawa, le 4 octobre, reproduite avec la permission de l’Association des femmes autochtones du Canada.
Photo de la vigile Soeurs par l’esprit à Ottawa, le 4 octobre, reproduite avec
la permission de l’Association des femmes autochtones du Canada.

 

Le soir du 4 octobre dernier, nous étions réunies sur la colline du Parlement, chandelle à la main. Nous assistions à la vigile Sœurs par l’esprit dans le but de rendre hommage aux femmes et aux filles autochtones disparues ou assassinées. Des femmes s’étaient donné rendez-vous pour se souvenir, pour pleurer ou pour
raconter la perte d’une personne chère. Tenant en main la photo de la personne bien-aimée, des familles ont exprimé leur douleur sans fin. Plus de 72 vigiles ont eu lieu un peu partout au Canada, dans toutes les provinces.


Des rencontres de ce genre, les femmes en font beaucoup. Qu’il s’agisse de vigiles ou de marches à la mémoire de consœurs disparues, ensemble nous descendons, la nuit, dans les rues de nos villes et villages et nous reprenons possession des lieux. Nous inscrivons sur le calendrier les dates de commémoration des consœurs disparues et nous devenons des militantes en faveur des droits des femmes. Ces actes de survie, les gouvernements, les organismes d’application de la loi et les médias n’y prêtent aucune attention. Dans une société toujours plus avide de télé-réalité, on s’intéresse peu à la réalité quotidienne de la violence faite aux femmes. Voici quelques faits au sujet de la violence contre les femmes au Canada :

  • Tous les jours, à chaque minute, une femme ou un enfant est victime d’agression sexuelle.
  • Toutes les semaines, une ou deux femmes est assassinée par son conjoint ou un ancien conjoint.
  • La moitié des femmes ont subi au moins un incident de violence physique ou sexuelle depuis l’âge de 16 ans.
  • Plus de 500 femmes et filles autochtones ont disparu ou ont été assassinées au Canada au cours des 30 dernières années.

Ces statistiques sont stupéfiantes. Par où commencer alors? Que pouvons-nous faire pour défendre la cause de nos consœurs et la nôtre en même temps?
Nous faisons déjà du très bon travail, mais il faut en faire encore plus. Chaque fois que l’occasion nous est donnée de dénoncer la violence faite aux femmes, il faut la saisir. Il importe de participer aux rassemblements et aux autres activités, de manifester aux côtés de nos consœurs, d’écrire des lettres à nos représentantes et représentants et d’exercer notre droit de vote. Pensez à mettre sur pied un comité local de femmes. Unies, les femmes sont une force
puissante.

Sommaire

  • Les femmes et la crise économique
  • Les femmes du STTP contre Manuvie
  • Une combattante qui a besoin de l’aide