Questions et réponses

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Jeudi 29 Septembre 2016

En quoi consiste le Fonds de garde d’enfants du STTP, et quels services peut-il vous rendre? Trouvez les réponses aux questions les plus souvent posées par les membres à propos du Fonds.

 

En 1995, le STTP a négocié le droit de gérer le Fonds de garde d'enfants d'une valeur de deux millions de dollars. Le Fonds aide les membres qui ont le plus de difficulté à trouver ou à payer des services de garde de qualité :    

  • les travailleuses et travailleurs affectés aux quarts de travail tôt le matin, de nuit ou en soirée;  
  • les travailleuses et travailleurs à temps partiel;
  • les travailleuses et travailleurs qui vivent en région rurale ou éloignée;   
  • les travailleuses et travailleurs qui ont des enfants âgés ou des enfants ayant des besoins spéciaux.

L'indexation sur le coût de la vie du Fonds de garde d'enfants, que le Syndicat obtient dans le cadre de ses négociations collectives, permet d'étendre les programmes et de continuer de les offrir aux membres.    

En 2010, Postes Canada déposait tous les trimestres 324 000 $ dans le Fonds. Aujourd'hui, le Fonds se chiffre à 2,5 millions $.  

  • Aider les membres qui éprouvent le plus de difficulté à trouver ou à payer des services de garde de qualité. Il peut s'agir de membres qui ont un horaire de travail irrégulier, qui habitent et travaillent en région rurale ou éloignée, qui doivent faire garder un nourrisson, un enfant ayant des besoins spéciaux ou encore un enfant d'âge scolaire durant l'été.   
  • Collaborer avec nos alliés du secteur des services de garde d'enfants pour créer, à l'intention des travailleurs et travailleuses des postes, des services de garde de qualité à but non lucratif. Il s'agit de créer des services de garde novateurs, comme ceux qui répondent aux besoins des travailleurs et travailleuses de quart, d'améliorer l'accès aux services de qualité actuels et de les rendre abordables.

Le Fonds sert à mettre sur pied des programmes de garde d'enfants à l'intention des travailleurs et travailleuses des postes. Il sert aussi à financer des programmes d'information sur la garde d'enfants, des programmes d'évaluation des besoins et des travaux de recherche en la matière.

Grâce au Fonds de garde d'enfants, le Syndicat finance neuf programmes de garde d'enfants au Canada et au Québec. Il s'agit de programmes à but non lucratif issus du milieu communautaire destinés aux enfants ayant des besoins spéciaux. Tous les programmes offrent au moins un des services suivants :

  • services de garde dont les heures d'ouverture sont adaptées aux horaires de travail irréguliers;
  • services de garde accrédités en milieu familial visant à répondre aux besoins des travailleurs et travailleuses qui commencent à travailler tôt le matin ou qui finissent de travailler tard le soir;  
  • services de garde d'urgence de courte durée pour les membres dont, soudainement, les arrangements habituels ne tiennent plus;
  • service d'information sur la garde d'enfants;  
  • deux programmes nationaux destinés aux parents d'enfants ayant des besoins spéciaux ou des enfants d'âge adulte ayant des limitations fonctionnelles.  
  • Les membres du Syndicat et leurs enfants à charge (y compris les enfants ayant des besoins spéciaux);
  • Les membres du Syndicat qui subviennent aux besoins de leurs enfants d'âge adulte ayant des limitations fonctionnelles;  
  • Les membres qui sont les principaux responsables du soutien financier de leurs petits-enfants, lorsque ces derniers habitent avec eux.

Le Fonds de garde d'enfants a aidé de nombreux membres du STTP à trouver des services de garde de qualité à prix abordable. Toutefois, pour répondre à la diversité des besoins de tous les membres du Syndicat, il nous faudrait un fonds 50 fois supérieur au fonds actuel.  

La mise en place de services de garde à l'intention des gens qui travaillent ne règle qu'une partie des problèmes. Ce qu'il faut, c'est un programme national de garde d'enfants comme il en existe dans d'autres pays industrialisés.

L'accès à de bons services de garde ne devrait pas être un privilège réservé aux parents riches ni une mesure d'aide sociale destinée aux parents à faible revenu. Tout le monde devrait avoir accès à des services de qualité à prix abordable. Les syndicats se sont battus pour la création d'un grand nombre des programmes sociaux auxquels nous tenons aujourd'hui. Ils ont un rôle à jouer dans la mise sur pied de programmes comme celui de la garde d'enfants, pour que nous puissions tous en bénéficier.     

Une des meilleures façons d'atteindre cet objectif consiste à collaborer avec les groupes qui luttent pour la création d'un programme de garde d'enfants répondant aux besoins de tous les parents. Des groupes comme l'Association canadienne pour la promotion des services de garde à l'enfance (ACPSGE) prônent la mise sur pied d'un programme national depuis une trentaine d'années. Ces groupes ont pour objectif la mise en œuvre d'un programme de garde universel, communautaire, inclusif, complet, accessible et de qualité qui permet à TOUS les enfants de se développer et de bénéficier d'un apprentissage précoce.   

Le Syndicat s'engage à poursuivre la lutte pour l'obtention d'un programme national de garde d'enfants. À cette fin, il collabore avec des organismes de promotion de la garde d'enfants aux paliers local, provincial et national.

Il ne fait aucun doute que notre société est aux prises avec une grave crise dans le domaine de la garde d'enfants. Par exemple, au Canada, seulement 24 % des enfants d'âge préscolaire fréquentent un service de garde réglementé. Autrement dit, plus de 75 % des enfants fréquentent un service de garde non réglementé et sans permis d'exploitation, où le contrôle exercé par les autorités publiques est faible sinon inexistant.     

Il n'y a tout simplement pas assez de services de garde de qualité à prix abordable. Seuls l'instauration d'un programme national de garde d'enfants, ou d'une loi nationale, et l'injection massive de fonds publics pourront mettre fin à la crise.

Il existe plusieurs raisons pour lesquelles le Syndicat doit s'occuper de cette question :

  • Les travailleurs et travailleuses des postes ont beaucoup de difficulté à trouver des services de garde de qualité qui conviennent à leur horaire de travail. Cette situation accroît leur stress et celui de leurs enfants. La garde d'enfants est une responsabilité syndicale parce que le Syndicat doit veiller au mieux-être social et économique de ses membres.    
  • La garde d'enfants, qui, de façon générale, fait partie des bonnes conditions de travail, constitue aussi un service de soutien aux parents. S'ils n'ont accès à aucun service de garde, les parents ne peuvent pas travailler. 
  • La garde d'enfants s'inscrit dans le contexte plus vaste des avantages sociaux négociés pour faciliter la vie des travailleurs et travailleuses qui ont des enfants. Ces avantages sociaux comprennent aussi les congés de maternité et le congé parental, les congés spéciaux et les dispositions relatives aux soins des aînés.
  • Le Syndicat est d'avis que la garde d'enfants est une responsabilité collective. De plus, il estime que l'accès universel à des services de garde de qualité permet la mise en place d'une société meilleure. De concert avec le mouvement syndical, il a toujours lutté pour obtenir des programmes sociaux et des services publics, comme l'assurance-maladie et le système scolaire public, qui profitent à l'ensemble de la société. 

Une telle mesure ne serait pas efficace, et ce, pour plusieurs raisons : 

  • Les sommes versées dans le Fonds ne seraient malheureusement pas suffisantes pour payer des services de garde à tous les membres qui en ont besoin. Par exemple, si l'on donnait un montant fixe à tous les travailleurs et travailleuses qui y ont droit, la subvention annuelle serait d'environ 10 $ par mois pour chaque enfant de moins de 12 ans. Le montant remis aux membres serait imposable; ils en auraient donc encore moins pour leur argent. Nous n'aurions aucun moyen de vérifier si les membres utilisent ce montant pour leurs frais de garde ou si le montant a réellement aidé les membres et leurs enfants.           
  • Verser un montant en argent équivaudrait à considérer les services de garde comme un bien de consommation plutôt qu'un service public indispensable. Cette mesure réduirait notre capacité à faire progresser collectivement le dossier de la garde d'enfants et diminuerait notre rôle dans les négociations connexes et dans la sensibilisation des membres à ce dossier.  
  • Allouer les fonds à des programmes conçus expressément pour répondre aux besoins de nos membres plutôt que les verser à des personnes en particulier nous permet de mettre sur pied et de maintenir à long terme des services de garde de qualité destinés aux travailleurs et travailleuses des postes. Cette façon de faire assure le meilleur rapport qualité-prix.    

Non. Les membres sont toujours libres de prendre des arrangements en fonction de leurs besoins. Mais il n'y a tout simplement pas assez de services de garde d'enfants pour tout le monde. Le Syndicat s'emploie donc à accroître le nombre d'options offertes aux parents par l'entremise du Fonds de garde d'enfants.        

Le Syndicat considère qu'il a la responsabilité de soutenir les services de garde de qualité et de les rendre accessibles et abordables pour ses membres. Le Fonds satisfait à ces deux obligations. Il favorise la création et l'expansion de services de garde de qualité au sein de la collectivité grâce à des programmes qu'il finance.      

Non. Le Syndicat ne juge pas les arrangements individuels. Toutefois, des recherches sur le développement de l'enfant prouvent que les services réglementés à but non lucratif ont tendance à être de qualité supérieure pour les raisons suivantes :  

  • Ils doivent respecter les normes de qualité de base établies par chaque province.
  • Tout l'argent versé à ces programmes doit être affecté à l'amélioration de la qualité des services et à la bonification des salaires et des conditions de travail du personnel (au lieu de constituer des profits d'exploitation).   

Nous appuyons souvent des causes qui ne nous touchent peut-être pas directement ou qui ne nous touchent que de temps à autre ou pendant une période précise de notre vie, parce qu'elles ont une incidence sociale positive (par exemple, l'éducation publique, l'assurance-maladie, les régimes de retraite). Les services de garde de qualité n'y font pas exception.  

  • Soutenir les services de garde de qualité peut nous profiter à tous et à toutes, car l'incidence à long terme de soins de qualité sur les enfants est énorme. S'ils bénéficient de services de garde de qualité, les enfants sont bien plus susceptibles de devenir des adultes qui contribueront de manière positive à la société plutôt que des adultes qui auront besoin d'un soutien social et financier, comme l'aide sociale, ou qui devront être pris en charge par les services de police, les services sociaux ou les services carcéraux.
  • La plupart d'entre nous deviendront parents ou grands-parents, et nous serons directement concernés par les questions relatives à la garde d'enfants. Ceux et celles d'entre nous dont les enfants sont adultes se souviennent sans doute des problèmes auxquels ils ont dû faire face et à quel point une disposition comme celle du Fonds de garde d'enfants leur aurait été bénéfique.
  • En tant que travailleuses et travailleurs, nous sommes conscients que les gains remportés dans le cadre des négociations nous profitent collectivement à long terme. Ils renforcent notre solidarité et nous incitent à obtenir d'autres gains par la négociation.