Grève ou lock-out : il faut s’y préparer

Share This

Mercredi 19 Juillet 2017
2015-2019 / 263

Les négociations menées l’an dernier au nom de l’unité urbaine et de l’unité des FFRS se sont conclues par deux conventions collectives de courte durée, et très peu de progrès ont été réalisés. Nous avons peut-être réussi à réprimer temporairement la vague d’austérité, mais tous nos dossiers majeurs demeurent non réglés. Nous nous préparons à retourner à la table de négociation alors que l’examen public de Postes Canada est terminé et que le gouvernement n’a toujours pas rendu de décision quant à l’avenir de la société d’État. Personne ne doit s’attendre à ce que la ronde de négociation soit facile.     

 

Nous ne sommes qu’au début du processus de négociation. Les sections locales ont remis leurs revendications, et chaque région a tenu une conférence régionale pour décider des revendications à soumettre au palier national. Les directeurs nationaux vont se réunir d’ici peu pour élaborer le programme de revendications de chaque unité de négociation. Le Conseil exécutif national se prononcera ensuite sur les programmes, et ceux-ci seront soumis à un vote de ratification auprès des membres. Toutes ces étapes se déroulent avant l’amorce des discussions à la table de négociation. Ce processus, qui prend appui sur la participation des membres de la base, est l’un des plus démocratiques de tout le mouvement syndical.

 

Nous savons que la force de nos membres représente l’unique pouvoir sur lequel nous pouvons compter à la table de négociation. C’est pourquoi nous entendons déployer tous les efforts nécessaires pour maintenir l’ensemble des membres au courant des développements.

C’est pourquoi aussi nous consultons les membres à chaque étape du processus, et c’est pourquoi enfin nous n’accepterons jamais de huis clos durant les négociations. Les membres constituent notre force.

 

La direction de Postes Canada ne semble pas avoir l’intention de modifier sa conception des négociations. Nous nous attendons à une autre ronde de négociation difficile, où la direction affichera très peu de respect pour le travail des membres et leur vie personnelle. Vu ce constat, la probabilité d’une grève ou d’un lock-out l’année prochaine est élevée.  

 

Si vous n’avez pas encore commencé à vous préparer en vue de cette possibilité, ne tardez pas à le faire. Réglez vos dettes, mettez de l’argent de côté, demandez une ligne de crédit supplémentaire. Bref, faites tout ce que vous pouvez pour vous préparer à une perte de revenu durant quelques semaines ou même quelques mois. Plus nous serons préparés, plus notre force sur les lignes de piquetage sera grande.   

 

Nous voulons une entente équitable pour les travailleurs et travailleuses des postes, pas un conflit de travail. Toutefois, pour atteindre cet objectif et régler les problèmes qui durent depuis longtemps, il faut se préparer à faire face à toute éventualité de la part de l’employeur.      

 

La lutte continue.

Solidarité,

Mike Palecek
Président national