Groupes 3 et 4 : Des progrès, mais encore de nombreux obstacles

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Mercredi 8 Juin 2016
2015-2019/111
Bulletin de négociation no 18

« Membres travaillant aux revendications des groupes 3 et 4 dans le cadre des négociations. »

« Membres travaillant aux revendications des groupes 3 et 4 dans le cadre des négociations. »

De gauche à droite : Vishnu Siew (contremaître EL5, Vancouver), Robby Jouhal (MAM-11, délégué syndical en chef MHM , Toronto), Cathy Kennedy (permanente syndicale nationale et membre du comité de négociation), Robert Galayda (contremaître EL5, délégué syndical, Winnipeg), Robin Castonguay (MAM-11 C-3, Montréal) et Norm Burns (EL5, délégué syndical, Edmonton)




Au début des négociations, nous avons présenté les revendications qui concernent plus particulièrement les membres des groupes 3 et 4. Ces revendications visent entre autres la création d’une classe d’emplois distincte pour les mécaniciennes et mécaniciens de véhicules lourds, des protections contre l’utilisation de Maximo à des fins disciplinaires, et un ajustement salarial spécial pour tous les membres des groupes 3 et 4. Pour sa part, la direction de Postes Canada a présenté un certain nombre de demandes visant le travail des groupes 3 et 4. Elle propose notamment que l’ensemble des travailleuses et travailleurs affectés à la maintenance des établissements travaillent des quarts de douze (12) heures et soient tenus de travailler la fin de semaine. De plus, l’employeur propose de nouvelles descriptions de tâches et de nouveaux énoncés de qualités ainsi que l’élimination du programme d’apprentissage.

 

Quelques progrès

Le comité de négociation du STTP, avec l’aide d’un comité de travail formé de membres des groupes 3 et 4, s’est opposé à la proposition de quarts de travail de 12 heures. Les membres des groupes 3 et 4 ont aussi expliqué les problèmes découlant de Maximo. En raison de nosinterventions, Postes Canada a laissé tomber sa proposition visant à imposer un quart de travail de 12 heures. De plus, les parties ont convenu que les barèmes de temps préétablis (par exemple Maximo) ne peuvent pas servir à des fins disciplinaires.

 

De nombreux obstacles

Malgré ces développements positifs, des questions importantes n’ont toujours pas été réglées, telles les revendications syndicales visant la création d’une classe d’emplois distincte pour les mécaniciennes et mécaniciens de véhicules lourds et un ajustement salarial spécial. De plus, Postes Canada demeure déterminée à exiger davantage de travail la fin de semaine. La question des descriptions de tâches et des énoncés de qualités demeure non résolue. La direction tient encore à éliminer le programme d’apprentissage et à le remplacer par un programme de bourses dans le cadre duquel les employées et employés en formation seraient tenus de prendre un congé sans solde plutôt que de toucher leur salaire de Postes Canada.

 

D’autres enjeux importants touchent aussi les groupes 3 et 4

Il ne faut pas oublier que les importants reculs exigés par Postes Canada visent aussi les membres des groupes 3 et 4. Par exemple, Postes Canada cherche à éliminer la période de repas payée, à imposer un régime de retraite à cotisations déterminées pour tout service à venir, à éliminer la septième semaine de congé annuel, à augmenter les contributions que doivent payer les membres retraités pour participer aux régimes d’avantages sociaux , et à affaiblir la sécurité d’emploi. Toutes ces questions sont importantes pour chaque membre des groupes 3 et 4. De même, les revendications du STTP pour des hausses de salaire décentes, la sécurité d’emploi, l’interdiction de la sous-traitance, l’expansion des services, l’égalité pour les FFRS, des améliorations aux dispositions en matière de santé et de sécurité et de meilleures conditions de travail sont toutes importantes pour l’avenir à long terme des travailleuses et travailleurs de Postes Canada.

 

Solidarité entre les groupes

Nous réalisons des progrès lorsque nous nous soutenons les uns les autres. Il importe que tous les membres du STTP appuient les groupes 3 et 4, mais il est tout aussi important que les travailleuses et travailleurs de la maintenance appuient les autres groupes, y compris les factrices et facteurs, les commis des postes et les FFRS.

 

 

En demeurant solidaires, nous parviendrons à obtenir des améliorations pour tout le monde.

Sylvain Lapointe
Négociateur en chef de l’unité urbaine
George Floresco
Négociateur en chef de l’unité des FFRS