La dernière offre globale de Postes Canada est insuffisante

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Jeudi 15 Novembre 2018

Quelques avancées, mais toujours pas de solution aux principaux enjeux

 

Pour diffusion immédiate       

Ottawa – Hier soir, Postes Canada a présenté au Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) des offres d’une « durée limitée » pour l’unité urbaine et l’unité des factrices et facteurs ruraux et suburbains (FFRS) dans le but de mettre fin à la grève et négocier des ententes.

« Ces offres constituent un pas dans la bonne direction, mais ni l’une ni l’autre ne propose de solutions sérieuses aux principaux enjeux de nos membres des unités urbaine et rurale, qu’il s’agisse des questions de santé et de sécurité, de l’égalité hommes-femmes, de la création d’emplois à plein temps ou de la réduction de la précarité d’emploi, affirme Mike Palecek, président national du STTP. Ces offres sont tout simplement insuffisantes, mais nous demeurons néanmoins à la table de négociation, et nous continuons de négocier avec Postes Canada. »

Postes Canada est aux prises avec une grave situation en matière d’accidents du travail. Ses employés forment le groupe de travailleurs et travailleuses ayant le taux d’accidents le plus élevé de l’ensemble du secteur fédéral. Les travailleuses et travailleurs des postes affichent un taux d’accidents du travail 5,4 fois plus élevé que la moyenne du secteur fédéral. Postes Canada propose la mise sur pied d’un fonds de 10 millions de dollars pour l’aider à devenir une « organisation modèle en matière de sécurité ». Pourtant, Postes Canada a déjà l’obligation en vertu du Code canadien du travail d’assurer la santé et la sécurité de ses employées et employés.

« Postes Canada veut confier notre santé et notre sécurité à un comité. Nous savons tous ce que cela signifie : rien ne va changer, déclare Mike Palecek. Nous avons déjà des comités mixtes de santé et de sécurité. La direction n’a pas daigné utiliser cette tribune pour répondre à nos préoccupations, alors pourquoi en serait-il autrement avec le comité qu’elle nous propose maintenant? Nous savons déjà que la cause fondamentale du taux élevé de blessures sont les changements aux méthodes de travail que Postes Canada a imposés aux cours des dix dernières années. Nous avons proposé de vraies solutions, mais Postes Canada n’en tient pas compte dans ses offres. »

Les négociations se poursuivent, et les grèves tournantes aussi. Les membres des sections locales de Montréal (Québec) et de Fundy (Nouveau-Brunswick) ont débrayé la nuit dernière. Les membres des sections locales d’Amherstburg, de Milton, de Sarnia et de Strathroy, en Ontario, les membres travaillant à l’établissement de Winnipeg, ceux qui travaillent à l’installation située au 280, rue Progress et au poste de factrices et facteurs no 11 de Scarborough (ces deux installaitons faisant partie de la section locale de Scarborough) et les membres de la section locale de Victoria (Colombie-Britannique) leur ont emboîté le pas aujourd’hui.

« Nous comprenons que les clients soient frustrés; nous le sommes nous aussi. Les travailleuses et travailleurs des postes ne ménagent aucun effort au travail. Ils se soucient des autres et tirent une grande fierté des services qu’ils rendent à la population. Mais nous ne pouvons pas retourner au travail au moment le plus occupé de l’année sans régler les problèmes qui ne cessent de nous causer des blessures et une surcharge de travail », explique Mike Palecek.

 

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Pour obtenir de plus amples renseignements, communiquer avec :

Emilie Tobin, service des communications du STTP, 613-882-2742 ou media@cupw-sttp.org (anglais)

Lise-Lyne Gélineau, présidente, section locale de Montréal du STTP, 514-914-0350 ou lise‑lyne.gelineau@sttpmtl.com (français)