Le moment est venu de défendre les droits des travailleurs et travailleuses

Partager

Mercredi 27 Juin 2018
2015-2019/367

Postes Canada a causé une crise dans nos lieux de travail, situation qui se préparait depuis quelque temps déjà. Surchargés, méprisés et traités comme des machines, nous avons continué de fournir des services de qualité à la population canadienne. Mais nous avons des limites. Notre éthique de travail ne doit plus servir à notre exploitation. La situation doit changer, et pour le mieux. Il est temps d’agir.

Pour un grand nombre d’entre nous, la surcharge de travail est devenue un cauchemar qui nous mine physiquement et mentalement. Elle réduit le temps que nous passons en famille, et elle crée des conflits avec nos proches et nos confrères et consœurs. L’épuisement, l’insomnie et le stress ne devraient pas être des sous‑produits de la prestation d’un bon service. Il y a une autre façon, une meilleure façon de faire les choses.

La ténacité, la collaboration et notre volonté collective seront nos alliées. En nous serrant les coudes, en élaborant des stratégies et en maintenant le cap, nous arriverons à changer le milieu de travail. Nous l’avons fait récemment en remportant une grande victoire dans le dossier de l’équité salariale des FFRS.

Nous devons rester unis dans la lutte pour de meilleures conditions de travail, des salaires équitables et le respect des travailleurs et travailleuses, qu’ils appartiennent à l’unité urbaine ou à l’unité rurale. La Société va chercher à nous diviser et à nous dresser les uns contre les autres, et dire qu’elle ne peut répondre à tous nos besoins. Nous ne la laisserons pas faire. Nous connaissons la valeur de chacun et chacune d’entre nous et, ensemble, nous lutterons pour le respect de nos droits collectifs.

 

Élargir les services; commander le respect

Malgré nos mauvaises conditions de travail, nous possédons d’excellents atouts. Nous bénéficions du respect et de la confiance de la population, et nous fournissons des services qui continuent d’évoluer et d’être élargis. Il est vrai que le courrier a changé, mais les travailleurs et travailleuses des postes ne sont pas devenus inutiles pour autant, bien au contraire.

Grâce à l’essor du commerce en ligne, les gens comptent sur nous pour la livraison des articles commandés en ligne, en plus de leurs factures et du reste de leur courrier.

Récemment, Postes Canada a annoncé des profits records pour le premier trimestre. En dépit des prédictions désastreuses, les services postaux ont encore leur place. Nous devons être fiers d’avoir sauvé le service postal de la privatisation et de la destruction. Mais le travail n’est pas terminé. L’examen de Postes Canada effectué par le gouvernement révèle la nécessité d’élargir les services, de mettre sur pied de nouveaux modes de prestation dans les collectivités, de trouver de nouvelles sources de revenus et de devenir un service diversifié et de longue durée.

Imaginez un service durable et florissant qui répond aux besoins changeants de la population. Imaginez un pays où le bureau de poste est un carrefour communautaire. Une telle expansion obligerait la Société et le gouvernement à reconnaître la valeur de notre travail et à établir avec nous une nouvelle relation, fondée sur le respect et la collaboration.

 

À nous d’agir

Lorsqu’on s’unit et commande le respect, on remporte des victoires. Si, par contre, nous considérons le Syndicat comme un simple fournisseur de services, si nous ne participons pas activement à la lutte pour le changement et si nous nous contentons de rejeter le blâme sur les autres, nous nuisons à l’atteinte de nos objectifs.

Il n’y a que deux voies possibles : la première est celle du statu quo – personne n’assume de responsabilité individuelle ou collective pour effectuer des changements, on se plaint des autres et on se satisfait de conditions de travail qui ne s’améliorent pas (ou qui empirent); la deuxième consiste à reconnaître nos forces, à assumer les divers rôles que nous pouvons jouer et à améliorer la situation. Que vous défendiez les droits de vos confrères et consœurs au travail ou que vous soyez une travailleuse ou un travailleur fatigué et désabusé qui demande à des voisins ou à des membres de sa famille d’appeler un élu politique ou encore de signer une pétition, vous contribuez au changement, car chaque geste compte.

Il y a quelques années, nous faisions face à l’élimination de la livraison à domicile et au vol de notre régime de retraite. Nous les avons empêchés. Nous existons toujours grâce à votre dévouement et aux inlassables efforts que vous déployez pour créer un service postal pour tous.

C’est maintenant à nous d’agir. Faisons‑le brillamment.

 

Solidarité,

Dave Bleakney
2e vice-président national