Les deux visages de Postes Canada

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Dimanche 4 Novembre 2018
2015-2019/439
No. 53

Après plus de dix mois de négociations, l’intervention de deux médiateurs et deux semaines de grève, Postes Canada révèle de plus en plus son vrai visage. Ses beaux discours, l’image qu’elle cherche à projeter à ses employées et employés ainsi qu’à la population, tout cela n’est que de la poudre aux yeux!

Il faut dénoncer la discordance complète entre les paroles de Postes Canada et ses actions.

 

Surcharge de travail, emplois réguliers et équité salariale

Postes Canada dit publiquement ne pas vouloir favoriser les emplois précaires,

préférant maintenir les emplois réguliers et même en créer d’autres. Elle prétend aussi être sensible à la surcharge de travail des factrices et facteurs de l’unité urbaine. Quant aux FFRS, elle prétend accueillir favorablement la décision qui leur accorde l’équité salariale.

Ses propositions à la table de négociation sont bien différentes. En voici deux exemples.

 

Surcharge de travail

Un grand nombre de factrices et facteurs sont épuisés et réclament de l’aide parce qu’ils sont surchargés et doivent souvent travailler des heures supplémentaires obligatoires sur leur itinéraire. Il faut qu’ils obtiennent de l’aide. Votre comité de négociation a présenté des propositions en ce sens que Postes Canada continue de refuser. Dans ses offres globales du 7 septembre et du 3 octobre, Postes Canada cherche à augmenter sa capacité à recourir à des employées et employés à statut précaire et non à régler le problème de surcharge.

Plutôt que de progresser vers une solution, Postes Canada recule encore plus et durcit ses demandes. Elle veut pouvoir embaucher un nombre illimité d’employées et employés temporaires sur appel et « jetables » pour leur assigner tout le travail qu’elle souhaite en période de pointe, soit trois mois par année, sans se soucier des factrices et facteurs qui ont besoin d’aide. Ces employées et employés seraient sur appel, pourraient devoir travailler plus de quarante heures par semaine sans être payés en temps supplémentaire et seraient congédiés à la fin de la période de pointe.

 

Équité salariale

Les FFRS ont obtenu la reconnaissance de leur droit à l’équité salariale. En se disant aujourd’hui satisfaite de ce résultat, Postes Canada cherche à se refaire une beauté en matière de respect des droits de la personne. En effet, pendant des années elle a nié aux FFRS le droit à une rémunération équitable avec le groupe de comparaison à prédominance masculine que sont les factrices et facteurs de l’unité urbaine. Elle niait même que les FFRS puissent être comparés aux factrices et facteurs.

En 2016, grâce à votre détermination, elle a accepté la tenue d’un processus accéléré de révision de l’équité salariale. Ce qu’elle oublie de dire, c’est qu’elle a contesté bec et ongles, à chacune des étapes du processus, le droit des FFRS d’être rémunérés équitablement.

Maintenant que ce droit a été obtenu de chaude lutte, Postes Canada veut en faire une coquille aussi vide que la prétendue « sécurité d’emploi » qu’elle offre aux FFRS. En effet, elle refuse de leur garantir un nombre minimum d’heures de travail, comme elle le fait pourtant avec les factrices et facteurs urbains. Elle persiste aussi à continuer de les exploiter en refusant de les payer pour toutes les heures travaillées au-delà de l’évaluation de leur itinéraire.

 

Le vrai visage de Postes Canada

En dépit des belles paroles et des savantes campagnes de communication, si on se fie aux propositions faites à la table de négociation, le vrai visage de Postes Canada ressemble de plus en plus à celui des administrations précédentes.

 

Les positions de Postes Canada justifient votre résistance et notre combat!

Appuyez votre comité de négociation et tenez-vous au courant en consultant le compte Twitter (@STTP) et la page Facebook www.facebook.com/cupwsttp du STTP. Pour recevoir régulièrement les dernières nouvelles du Syndicat par courriel, abonnez-vous au Somm@ire du STTP : www.cupw.ca/fr/sommaire-sttp.

 

Solidarité,

Nancy Beauchamp
Négociatrice en chef, unité des FFRS
Sylvain Lapointe
Négociateur en chef de l’unité urbaine
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