Notre force repose sur le respect

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Mardi 15 Mai 2018
2015-2019/357

Comme le racisme, le sexisme et l’homophobie, la discrimination fondée sur la capacité physique (ou capacitisme) suppose que certaines personnes sont plus utiles que d’autres. Cette façon de voir les choses divise en créant des gagnants et des perdants et en imposant des barrières aux personnes dévalorisées par le capacitisme. La situation ne profite qu’aux autorités et aux grandes entreprises qui exploitent notre travail et nos divisions. Elle nuit à la création d’une société plus juste et équitable.

Au Canada, une personne sur sept environ est atteinte d’une incapacité physique ou mentale.

 

Le capacitisme nous divise; la division nous affaiblit.

Il y a des travailleurs et travailleuses qui considèrent leurs consœurs et confrères qui ont des limitations fonctionnelles comme étant paresseux, privilégiés ou moins utiles. Ce faisant, ils affaiblissent notre capacité à atteindre notre objectif, qui est d’obtenir de meilleures conditions de travail. Il ne devrait pas en être ainsi.

Les différences (et la douleur) ne sont pas seulement physiques. Nous n’éprouvons pas tous de la même façon le stress, l’insomnie et les malentendus qui découlent de nos « différences ». Jumelées à la couleur de la peau, aux antécédents culturels ou à d’autres motifs d’oppression, ces expériences peuvent nous rendre la vie plus difficile sans que les autres en soient conscients.

 

Au départ, nous sommes tous sans incapacité.

Il ne faut pas oublier que certaines personnes acquièrent une incapacité dans le cadre de leur travail, à la naissance ou à la suite de problèmes de santé. Le stress et les autres défis que nous imposent la société d’aujourd’hui et nos lieux de travail provoquent des blessures que bien des gens ne voient pas. Les conséquences les plus fréquentes sont celles liées à la douleur, à l’agilité et à la mobilité. N’oublions pas le nombre élevé d’accidents qui surviennent aux postes et leurs conséquences possibles.

Personne ne mérite de se sentir coupable ou d’accepter d’avoir moins d’occasions que les autres. Permettre que nos capacités nous divisent est un piège qui ne profite qu’aux plus puissants. C’est aussi cruel. Nous pouvons travailler à améliorer nos lieux de travail et la société qui nous entoure si nous cessons de rejeter le blâme sur les autres et nous attaquons plutôt aux problèmes fondamentaux.

À cause de la culture d’entreprise, nous sommes tous un peu devenus des numéros sans cœur et de simples marchandises incapables de voir le bon chez l’autre. Lorsque les colonisateurs sont arrivés sur le territoire aujourd’hui devenu le Canada, ils ont été accueillis par des gens pour qui la différence était spéciale, unique et faisait partie d’un vaste ensemble.

À quoi sert de se livrer concurrence? En mettant à profit nos forces particulières et nos différences, nous avons le pouvoir d’améliorer nos lieux de travail et nos vies. Renseignons-nous sur le capacitisme. Unissons nos efforts pour la justice. Soutenons-nous les uns les autres pour créer des jours meilleurs!

Pour obtenir d’autres renseignements et savoir exprimer votre solidarité contre le capacitisme, consultez les ressources suivantes : 

 

Solidarité,

Dave Bleakney
2e vice-président national
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Notre force repose sur le respect (pdf)457.46 Ko